Prague fashion week
26.11.2006 Les stylistes tchèques
A mi-chemin entre haute couture et prêt-à-porter, les stylistes
tchèques se battent pour se tailler une place dans leur propre pays
et sortir de l'uniformité.
"Après la fin du communisme, les femmes se sont ruées sur les
marques occidentales dans les rayons des grands magazins, mais les
choses commencent à changer", explique Daniela Flejsarova, une
créatrice qui travaille depuis près de vingt ans.
Aujourd'hui, deux Tchèques sur trois disent vouloir
s'habiller avec originalité, selon un récent sondage, mais les
maisons de couture peinent encore à développer leur
clientèle.
Deux fois par an, la "Prague Fashion week" permet aux
plus célèbres et aux plus prometteurs de présenter leurs créations,
avec l'espoir de focaliser l'attention et de changer les
habitudes de consommation.
Depuis la chute du communisme, le pouvoir d'achat a beaucoup
augmenté et les habitudes vestimentaires ont évolué. Le salaire
moyen est passé de d'environ 90 euros (120 dollars) au début
des années 90 à 710 euros cette année, les dépenses des ménages ont
proportionnellement augmenté.
Mais, en 2005, les dépenses vestimentaires moyennes plafonnaient
autour de 300 euros par an, selon les chiffres de l'Office
national des statistiques. Dans la tranche supérieure de revenus,
la part consacrée aux habits n'augmente pas, contrairement au
budget consacré à la maison.
"Mes clientes tchèques, même les plus aisées, ne +craquent+
pas facilement, leurs achats sont toujours raisonnés",
souligne Géraldine Bérouard, une Française qui tient une boutique
de mode féminine à Prague.
"La Parisienne qui veut se faire plaisir s'achète un beau
manteau, la Pragoise choisira plutôt une machine à laver",
résume avec humour Daniela Flejsarova.
Prague revendique pourtant une longue passion pour l'élégance,
sous l'influence de Paris, Londres ou Vienne: une des premières
revues de mode d'Europe (Mode Fabriken - Gewerbzeitung) fut
publié là dès 1787.
Après une période faste sous la Première république (1918-1940), la
guerre, puis le communisme ont porté un coup fatal à la vitalité
des maisons de couture locales, toutes nationalisés en 1948.
L'idéologie dominante a bridé la créativité des stylistes,
contraints à moins de frivolité et plus d'utilitaire.
L'effondrement du communisme a permis l'éclosion d'une
nouvelle génération, mais, dans le même temps, mis fin au statut
privilégié dont jouissait à l'Est le secteur vestimentaire
tchèque.
Depuis la chute du Mur, ceux qui ont de l'argent optent
généralement pour des marques internationales connues, comme le dit
Monika Drapova, jeune styliste qui travaille en France pour la
maison Korloff et s'efforce de développer ses activités dans
son propre pays.
Pour l'instant, "c'est surtout pour se faire
plaisir" qu'elle présente ses créations personnelles à
Prague. Pour mieux convaincre, elle tend, comme beaucoup de
stylistes locaux à présenter des vêtements faits pour être portés,
plus que pour faire rêver.
"Contrairement aux Russes, les Tchèques donnent peu dans les
dépenses visibles, le voyant, l'ostentatoire", souligne
Philippe Cam, le directeur de la maison Taiza qui se flatte
d'avoir réalisé la garde-robe de Tatana Kucharova, la nouvelle
Miss Monde.
Les coupes fluides, classiques et la prédominance du noir pour les
robes du soir présentées lors la soirée inaugurale de l'édition
2006, sous les lustres de cristal de la résidence municipale,
reflètent cet esprit de sobriété.
Pour les organisateurs de la "Fashion Week",
l'objectif est de rendre à Prague son ancien statut de capitale
de la mode. "On connait les Français, les Italiens, les
Russes, très peu les Tchèques, mais le monde de la mode se nourrit
de nouveauté", souligne Jan Chudoba, qui supervise le rendez
vous qui s'est tenu cette semaine.
Rares sont ceux, qui comme Osmany Laffita, le couturier
d'origine cubaine peuvent revendiquer une inscription à la
rubrique "mode" du Who's who -juste après Calvin
Klein. Mais beaucoup disent qu'il est plus facile de percer à
l'étranger qu'à Prague. Et par delà le marché local, la
"Fashion Week" de Prague ambitionne de devenir un
rendez-vous international de professionnels, comme Berlin ou
Madrid.
par Sophie PONS, Prague (AFP)
samedi 18 nov 2006
Centre de Presse
- 25.04.2007 Taiza participe au prix annuel de la Haute Ecole de mode Francisco Ferrer
- 30.11.2006 La robe Taiza de Miss Monde adjugée 34.000 dollars à New York au profit de l’association Sunflower Children
- 28.11.2006 L'atelier Taiza : style et passion de la haute couture
- 26.11.2006 Prague fashion week
- 23.10.2006 La Miss Elégance et Miss Silhouette 2005 a choisi les robes Taiza pour la compétition Miss Europe
- 23.10.2006 La dauphine de Miss République tchèque habillée par Taiza
- 23.10.2006 La deuxième finaliste a choisi Taiza
- 11.10.2006 TAIZA et Miss Monde 2006 Tatana Kucharova
- 01.01.2006 Taiza partenaire de Miss république tchèque 2006
- 15.08.2005 La Maison de mode TAIZA présente sa nouvelle collection
- 20.07.2005 Taiza en tant que partenaire officiel de „MISS CR“
- Défilé de mode TAIZA -nouvelle collection Automne – Hiver 2004/5
- Défilé de mode TAIZA – Slovanský dům
- 12.02.2004 TAIZA présente sa nouvelle collection
- 10.10.2003 UNICEF - Adoptes une poupée et tu sauves une vie
- 15.08.2003 Défilé de Mode
- 12.06.2003 Kiev - fashion show
- Bogota - Miami

